L’amour aveugle J’aime tant ta façon, de froncer les sourcils, Ta peau délicate, d’une beauté gracile, Ou ton air absent, perdu dans les profondeurs, Ton sourire de vie, sans aucune pâleur. J’aime ton intelligence, toujours partante, Ta capacité, à redevenir ardente, Ta confiance, que tu ne marchandes pas, Ton cœur vraiment grand, mon corps en connaît l’appât. J’aime tes mots si purs, quand tu donnes sans rôle, Cette attention que tu portes, ta parole, Ton plaisir visible, quand tu pinces tes lèvres, La caresse de ta main sur ma joue, m’enfièvre. Non, cet amour n’est pas aveugle, il t’espère, Tes épines, je les connais bien et les serrent, Je te goûte, dans toute ta complexité, Toi, dont les yeux ne voient plus …notre cécité ! Parfum de livres… Dans le précieux parfum des livres, Que tu sois jeune ou aïeule, La littérature enivre, Mais elle est loin d’être la seule. Que tu sois jeune ou aïeule, La page imprimée délivre, Mais elle est loin d’être la seule, Des horizons qui nous font vivre. La page imprimée délivre, Laissant comme odeur d’éteule, Des horizons qui nous font vivre, Dans nos cœurs qui ne sont pas veules. Laissant comme odeur d’éteule, Imaginaire qui dégivre, Dans nos cœurs qui ne sont pas veules, Dans le précieux parfum des livres. A l’amour sous estimé Souvent l’amour est là, nous ne le voyons pas, Mais il est bien présent, plus fort que le trépas, Je m’en vais vous conter, l’histoire si banale, D’un amour très puissant, avant la mort finale. L’écolier de retour, insouciant et très gai, Le mourant l’attendait, oreilles aux aguets, Repoussant son départ, de deux heures au moins, Pour la dernière fois, voir l’aimé rien de moins. L’écolier de retour, insouciant et très gai, Entra dans la pièce, et c’est la fin du guet, Le regard qu’il reçut, fut si doux et si fort, Qu’il fut bouleversé, savourant ce don d’or, Le mourant s’éteignit, d’un air vraiment serein, Et l’écolier pleura, sa patte dans la main. L’étranger subversif Dans l’ombre du soleil, je pleurais sa présence, Privé de ses rayons, qu’apporte son absence, Je regrette chaleur, qui caressait mes pores, Qui me brûlait la peau, mais réchauffait le corps. Dans le sombre grenier, de ma maison hantée, Je regarde dehors, cet étranger qui pose, Ses délicates mains, petits magiciens d’Oz, Si blanches, si pures, que nous frôlons gantés. Accueillons l’étranger, acceptons sa blancheur, Dont le froid vif et sec, nous réchauffe le cœur, Car il nous rappelle, ceux qui loupent la fête. Quand nous voyons du ciel, tomber une tempête, Tous ces petits matins, médailles ou revers, Devraient nous réveiller ; bonjour monsieur l’Hiver. L’enfer La puanteur règne, le bruit vous assourdit, Le râle régulier, du sombre train ourdit, A vous faire perdre, le reste de raison, Que vous laisse la soif, la primaire oraison. La faim insidieuse, bien plus lentement casse, Mais laisse dans les coins, ses preuves efficaces, L’addition de pertes, serrés tous y assistent, Regrets qui pourrissent, les espoirs qui persistent. L’arrivée finale, détruit l’humanité, De ceux qui planifient, l’horrible insanité, Violents coups de crosses, babines retroussées, De gardiens survoltés et tout le temps poussés. Un clone, noir vêtu, décide de la vie, Dans l’enfer sont exclus, tous les enfants ravis, A leurs parents inquiets, impuissants à humer, La destination où… l’espoir part en fumée.
1. feuilllle Le 04/04/2008 à 20:51
2. JeParlePas Le 19/08/2008 à 22:59
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