Historique de la profession

Dès l'Antiquité, les scribes égyptiens ou médiévaux dépliaient leur écritoire sur les places publiques et rédigeaient toutes sortes de documents.

En France, au 13ème siècle, l’explosion des échanges commerciaux, la multiplication des nouveaux métiers, le développement des administrations royale et locales, créent un besoin que rempli l’écrivain public qui rédige alors accords, contrats et lettres. En 1280, soixante écrivains publics sont recensés à Paris.

 

A la Renaissance, certains écrivains publics ont une bonne situation. Surtout ceux qui ont su développer des qualités rédactionnelles et une maîtrise de la langue. Certains se spécialisent et étendent leur domaine de compétences aux actes juridiques en plus des textes administratifs et commerciaux. Le 17ème siècle est une période prospère pendant laquelle l’écrivain public rencontre une clientèle souvent aisée qui lui demande la rédaction de biographies familiales.

La Révolution et la période de trouble social qui l’accompagne vont marquer un coup d’arrêt presque fatal à la profession. Au 19ème siècle, l’organisation de l’administration napoléonienne redonne à la profession un coup de fouet salutaire en provoquant à nouveau une demande de la part des citoyens de toutes les classes sociales, de l’artisan au militaire.

A la fin du siècle, avec l'instauration de l'école obligatoire, chacun devient suffisamment lettré pour savoir écrire et la profession entame son déclin…mais elle n’a jamais réellement disparue et connaît actuellement une nouvelle "renaissance" en France…

 

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